Ce qui ne nous tue pas...

Nous rendrait plus fort...
Soit disant.

Alors, alors... Parlons-en.
[TW: ce billet contient des gros mots, une syntaxe douteuse et des bleus à l'âme]



Mon petit Friedrich : tu ne m'en voudras pas, hein, si je nuance un tout petit peu ce propos? (Spoiler : il s'en fout, il est mort.)

Ok, la plupart du temps, c'est vrai : on n'en meurt pas réellement sur le coup... Mais des fois : ça ne rend pas plus fort instantanément non plus, concède-moi ça. Et en attendant, bon sang : on en chie des putains de ronds de chapeaux! Mais genre... Vraiment quoi. Du genre que t'arrives même plus à chialer pour évacuer, t'as le cerveau complètement déconnecté du réel, tu n'es plus qu'une grosse boule de souffrance ambulante, chaque matin tu te demandes où trouver l'énergie de t'enquiller cette journée supplémentaire, chaque soir tu te vautres au lit en espérant dormir d'un sommeil sans rêves, mais pas de bol ce sera un cortège de cauchemars. Alors ok, c'est vrai, on peut avoir toute l'apparence d'un être bien vivant, voire souriant et enjoué. Si si. Mais dedans, des fois, c'est quand même tout mort. Ça se voit pas : tu te lèves, vaques à tes occupations, suis ta routine plus ou moins en mode pilote automatique, dis bonjour aux voisins, commente la météo avec la caissière du supermarché, mais en fait, tu fais ça comme un robot... Dedans, il y a un truc pété. Et t'es juste bloqué à te demander si c'est réparable un jour. Tout le reste, tu réagis comme tu sais que tu dois réagir mais en fait ça ne t'atteint pas, t'es trop concentré à survivre pour que quoi que ce soit t'atteigne réellement.

Tout ça pour dire : 4 mois que je me bats contre moi-même pour refaire surface suite à un évènement qui m'a mise moralement KO.

Ça va mieux. Un peu. Bon, c'est pas top. Mais je commence à envisager que, en effet, si je suis pas morte de douleur sur le coup alors c'est que je finirai bien par m'en remettre, ne serait-ce qu'à long terme. Parce qu'il le faut. Parce que la vie continue. Parce que des gens, mes enfants, comptent sur moi. Parce que j'ai envie d'aller mieux. Parce que si des gens sont assez monstrueux pour nous faire aussi mal, alors ils ne méritent pas que l'on souffre pour eux, tout simplement.

Et ça, l'avoir enfin compris c'est déjà commencer à être un peu plus forte que l'adversité, finalement, même s'il y a encore du chemin...

Bref :  après cette trop longue pause indépendante de ma volonté, Poule ou coq revient. Sans doute à un rythme plus modéré qu'autrefois, mais avec des billets moins perso et déprimés qu'aujourd'hui: c'est promis.

Avec toujours plus de manuels anciens, de Charlotte Mason, de Spielgaben, de balades dans la nature,  d'idées d'organisation et de sourires de Minichou.

À bientôt, donc...

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5 commentaires:

  1. Soit disant, oui... Je ne sais pas ce qui t'es arrivé, mais pour avoir traversé de grandes douleurs je compati. Que ton chemin te mène vers des jours plus heureux!



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  2. Je suis bien désolée d'apprendre que vous traversez un moment si difficile... Bon courage!

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  3. Trop concentré à survivre... Ça me parle. Effectivement les gens qui font souffrir ne mérite pas qu'on souffre pour eux. Essayer de trouver dans la colère l'énergie positive qui permet d'aller de l'avant. (Beaucoup plus facile à dire qu'à faire...) En tous cas j'aime beaucoup te lire alors je t'envoie plein d'énergie positive pour qu'elle t'enveloppe de douceur.

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